Histoire de la commune

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Dernière mise à jour le : 27 mars 2018

Un peu d’histoire…

Habitants : Les St Palaisiens, St Palaisiennes
Population : 655 habitants au dernier recensement de 2014
Superficie : 2612 ha
Cours d’eau : Le Barangeon

L’ancien Sanctus Palladius tire son nom de la tradition assurant qu’un ancien évêque de Bourges, Palais, fut mort et inhumé dans le village en 384.

St Palais, n’entre dans la documentation, qu’au milieu du XIème siècle. Elle est alors dominée par une branche de la famille féodale de Mehun, et desservie par un prêtre nommé Pierre.

En 1102, Étienne de Mehun, fils du précédent, confirme cette donation et autorise l’essartage des bois voisins au bénéfice du prieuré-cure. Ainsi, St Palais a fourni vers 1213, à l’époque de la 2ème phase de la construction de la cathédrale St Étienne de Bourges, le bois nécessaire aux échafaudages et à la charpente.

Vers 1805, l’Archevêque de Bourges Richard II pousse Pierre de Mehun à lui transférer l’église, les dîmes et l’espace l’environnant, afin d’y développer un bourg.

L’église, construite à mi-pente, comprend une nef unique, de plan rectangulaire allongé, gardant des caractéristiques romanes (porte occidentale, fenêtres hautes) et une couverture d’une charpente en berceau lambrissé.

Cette nef donne vers l’Est, par une arcade percée dans un mur pignon, sur un chœur gothique reconstruit sans doute à l’initiative des archevêques  de Bourges vers le milieu du XIIème siècle.

Au XIVème siècle, la première travée du chœur a été accostée de chapelles symétriques formant une sorte de transept, à la croisée duquel fût monté un beffroi carré supportant une haute flèche très effilée autrefois couverte de bardeau.

En effet, l’église de St Palais possède le clocher le plus élancé du département. Victime de la foudre le 4 juin 1982, le clocher fût recouvert à l’identique en ardoises. A l’origine la couverture était en bardeaux de châtaigniers et avait été refaite en ardoise en 1871-1872.

Afin d’entretenir son patrimoine, la commune a réalisée en 2004 une campagne de travaux portant sur l’assainissement des pieds de murs, la reprise des maçonneries et la réfection générale des enduits. Cette dernière s’efforce également de faire rénover au fur et à mesure les magnifiques vitraux qui ornent l’église de St Palais. Les vitraux du chœur datent notamment de 1868-1872.

L’ancien colombier des Archevêques

XVIIIème siècle Rue du Parc

Dans la basse cour de leur château seigneurial, les archevêques possèdent granges, dépendances et colombier.

De forte section circulaire, ce dernier dresse sa haute masse couronnée par un encorbellement en doucine qui supporte la charpente et une toiture en petites tuiles refaite en 2002, avec les enduits et percée de deux lucarnes.

A l’intérieur, il y a 1500 boulins circulaires, garnis d’une poterie à large col couché sur la panse qui servent de nichoirs.

L’importance du colombier était déterminée par deux directives: l’étendue du domaine et la richesse du domaine. Le nombre de boulins admis pour chaque pigeonnier était disait-on proportionnel à la surface de terre.

A l’intérieur, était installée une échelle maintenue par deux potences horizontales, et pouvant pivoter, afin d’accéder à chaque nid pour prélever les pigeonneaux destinés à la table ecclésiastique.

La forêt de Saint-Palais autrefois…

Les Seigneurs de Saint-Palais, famille riche et puissante, ont vécu, en indivision, avec notamment les Archevêques de Bourges, pendant des siècles, dans la gêne mutuelle d’une habitation commune et de droits confus.

En 1125 Etienne de Graçay, époux d’Asline de Saint-Palais possédait, grâce à elle la moitié de la forêt de Saint-Palais. Il autorise le défrichement des bois au bénéfice du prieuré curé. Ce dernier aida  également Vulgrin archevêque de Bourges à fonder l’abbaye de Lorroy, située à Mery es bois.

Ainsi, St Palais a fourni vers 1213, à l’époque de la 2ème phase de la construction de la cathédrale St Étienne de Bourges, le bois nécessaire aux échafaudages et à la charpente

L’Archevêque de Bourges Guy de Sully et Pierre de Saint-Palais accordent l’autorité souveraine à la paroisse le 5 Février 1279 et donc d’en avoir la jouissance.

Cependant, 5 ans plus tard, Simon de Beaulieu successeur de Guy de Sully prétend que l’Eglise de Bourges avait été lésée et demande une indemnisation.

La communauté de Saint-Palais fût condamnée à payer à l’Archevêque 3000 livres tournois, en trois ans, ou lui laisser jouissance de bois sur une partie de celle-ci.

Les habitants ne disposant pas d’argent, l’usage de cette partie du bois fût donc interdit ou réglementé aux habitants de Saint-Palais, et ce serait certainement grâce à ce jugement que la forêt de Saint-Palais existe encore de nos jours. Celle-ci avait une superficie deux fois plus importante que de nos jours, sachant qu’elle fait actuellement 1904 ha.

1487

incendie de Bourges (environ 3000 maisons). Suite à ce désastre qui ruine l’économie de la ville, on décide de remplacer les bardeaux de bois utilisé pour les couvertures. Ceux-ci étaient fabriqués en forêt de Saint-Palais et de Menetou et duraient environ 100 ans.

31 Décembre 1506

la tour de la cathédrale s’écroule, 3 mois après sa construction. Les arbres de Saint-Palais, servirent à fabriquer les pièces de bois nécessaires aux travaux d’échafaudage, comme ils avaient été utilisés trois siècles plus tôt, au début de l’édification de la cathédrale pour les échafaudages, puis la charpente.

1536

Le Parlement reproche à l’église de dilapider cette forêt, sur les grandes futaies, qu’elle avait jusque là respectée.

1765

les chênes ont gelé.

1778

une centaine de chênes abattus sont acheminés vers Saint Thibault ou Gien par la route, puis par bateaux vers Nantes et Richefort pour leur utilisation dans la construction de vaisseaux.

Les activités forestières rythment la vie quotidienne d’une grande partie des paroissiens bûcherons, fendeurs de merrains, charbonniers et sabotiers.

9 août 1821

un membre fait valoir la jouissance du droit de pacage, donc droit de faire paître le bétail dans les pâturages détenus par les Seigneurs, soit la paroisse. Droit de pacage qui avait été établi lors de la Charte d’affranchissement en février 1279. Les habitants avait alors dans la forêt de Saint-Palais une très grande quantité de bois dans lequel ils avaient un droit  d’usage illimité, tant pour bâtir que pour brûler et clore leur héritage, ainsi que pour y faire paître des bestiaux et mener à bien leurs travaux. Les habitants pouvaient revendiquer ce droit, car ce droit de pacage avait été établi avant février 1566, date de l’édit de Moulins (Pour pouvoir revendiquer un droit de propriété sur domaine public par nature, il faut pouvoir justifier d’un acte de propriété antérieur à cet édit de Moulins).

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